Mwenga : Des leaders communautaires renforcés contre les violences basées sur le genre

Une session de renforcement des capacités axée sur la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) s’est tenue pendant trois jours à Mwenga, au Sud-Kivu. Organisée du mardi 3 au jeudi 5 février 2026, cette activité s’inscrit dans la mise en œuvre du projet TUMAINI de la Fondation Panzi, avec l’appui financier d’Affaires mondiales Canada, et exécutée par la zone de santé de Mwenga.
Pour Ephraïm Timothée MUSIMBI, psychologue clinicien de l’Hôpital Général de Référence de Mwenga, cette initiative répond à un besoin urgent de renforcer les capacités locales face à un phénomène encore préoccupant.
« Cette activité de trois jours s’inscrit dans le cadre du proj et TUMAINI, mis en œuvre par la zone de santé de Mwenga à travers l’Hôpital Général de Référence », fait-il savoir.
L’objectif principal de cette rencontre était de doter les agents de santé communautaire d’outils pratiques pour mieux comprendre, prévenir et prendre en charge les violences basées sur le genre au sein des communautés. Selon M. Ephraïm Timothée, il était essentiel d’agir à la base, là où les premières alertes et les premiers accompagnements sont possibles.
« L’objectif était d’outiller les agents de santé communautaire sur la problématique des violences basées sur le genre », souligne-t-il.
Au-delà des agents de santé, plusieurs catégories de leaders communautaires ont été associées à l’activité, dans une approche inclusive visant à renforcer l’impact des messages au niveau local. Les chefs communautaires, leaders d’opinion et autres acteurs sociaux ont répondu favorablement à l’invitation.
« Nous avons invité toutes les couches possibles des leaders communautaires qui ont répondu favorablement à notre appel, et nous leur exprimons notre gratitude », indique Ephraïm Timothée Musimbi.
Pendant ces trois jours, les participants ont bénéficié de l’encadrement d’experts, autour des thématiques variées et complémentaires. Le premier jour a été consacré aux notions générales sur le genre ainsi qu’aux droits, à la santé sexuelle et reproductive. Le deuxième jour a abordé la masculinité positive, le coaching des agents de santé communautaire sur les droits en santé sexuelle et reproductive, ainsi que les droits humains. Enfin, le troisième jour a porté sur le leadership, avant d’être clôturé par un module sur la communication.
« Les participants ont été encadrés par des experts sur différents thèmes répartis sur les trois jours, allant du genre au leadership, en passant par la masculinité positive et les droits humains », précise-t-il.
À l’issue de cette formation, les participants ont pris des engagements concrets, matérialisés par l’élaboration de plans d’engagement communautaire visant à lutter contre les violences basées sur le genre dans le territoire de Mwenga.
Ces plans devraient servir de feuille de route pour des actions de sensibilisation et de prévention au niveau local.
« Les participants ont pris des engagements et élaboré un plan d’engagement communautaire pour lutter contre les violences basées sur le genre », affirme M. Timothée.
Satisfait de l’implication et de la détermination des participants, l’Hôpital Général de Référence de Mwenga, à travers son personnel, espère voir ces engagements se traduire par des actions concrètes sur le terrain.
« Nous sommes satisfaits de l’engagement pris par les leaders, qui ont décidé de continuer à mettre en pratique les enseignements reçus durant ces trois jours de coaching », conclu-t-il.
Rédaction



